Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

 

Page principale | Archives | Session

Lucas.

On marchait. Le vent soufflait un peu, je disais "il fait froid". Je le sais, il va forcément enlever son pull. J'avais besoin de ce contact là. Il le voulait, lui aussi. Alors il a enlevé son pull et l'a passé doucement sur moi. Il était tout près. J'ai aimé la sensation du tissue sur ma peau. J'ai aimé me dire que j'ai quelque chose de lui. Rien que ça, de lui.

On s'est allongés dans l'herbe. Autour dans le noir les gens boivent rigolent chantent. On s'allongeait et je scrutais le ciel. L'herbe était fraîche. J'aurais aimé rester là. M'endormir. A côté il était silencieux. Son bras touchait le mien légèrement. Puis ne bougeait plus. J'aurais pu rester des heures comme cela. Je sentais son regard dans ma nuque, je n'ai pas osé tourné la tête. Je fermais les yeux. On était comme. Des amants inavoués.

"On rentre?". On rentre. On rentre et je savais. Il y avait cette tension entre nous. Dans nos tripes. Je n'allumais qu'à peine la lumière, celle du couloir de l'entrée. "Un verre d'eau?". Il me dit oui s'il te plaît. Il me demandait ce que j'allais faire maintenant. Peut-être regarder un film et c'est tout, je crois bien. "Tu peux rester le regarder si tu veux, de la compagnie me fera du bien". Il ne savait pas. Il ne voulait sûrement pas partir. Ca se sentait. Je lui souriais, "comme tu veux". Alors il s'est penché vers moi et a dégagé les cheveux qui me tombaient sur la joue. Lentement, ses lèvres ont touché les miennes. Il se penchait encore plus, je sentais son coeur. J'ai enlevé mon collier, perles noires. Il embrassait mes épaules. "Tu n'as même pas bu ce soir". - Toi non plus. Il me disait. Je me suis levée et me suis rassise sur ses genoux. J'aimais son regard. Il sentait mes cheveux. - Je les aime bien. Le fauteuil tanguait. On manquait de tomber par terre. J'ai explosé de rire. Je le trouvait touchant. Il m'a serré dans les bras en se relevant. J'ai pensé à cette fille brune. Elle, l'autre, à qui il est. Il m'a dit la première fois qu'il avait toujours préféré les brunes. J'attachais mes cheveux, son pull était déjà par terre. Je lui demandais s'il voulait toujours partir. - Tu m'invites à rester? On était de ceux-là. Ceux qui savaient qu'ils n'étaient pas à l'autre.

Et il m'a porté en montant les escaliers. Sombres. Le couloir semblait si long et étroit. Je sentais mon dos contre le mur. Dans le pénombre je devinais ses caresses. Sur les bras au dessus du tee-shirt ses doigts entre mes cheveux ma taille. Nos habits étaient défis. Tout se devinait, chaque partielle de peau et pourtant. Il n'y avait que silence autour. La chambre était calme, le calme d'avant que.
Ses baisers. Ses mains sur mes hanches. Je faisais glisser mes doits sur son torse, humide. Chut, les voisins. J'ai perdu l'élastique, mes cheveux tombaient sur son visage. "Je vais fermer la porte". J'ai éteins la seule lumière qui restait à l'entrée. Les fenêtres étaient ouvertes et du vent sur la peau nue. Encore ce couloir si étroit et lui qui est venu là à mi-chemin. Je m'agrippais à son cou, corps contre corps et ce mur si froid. On abandonnait le peu qui restait des défis, je lui ai dit "alors tu restes". Nos lèvres se cherchaient, se cognaient, se mordaient. On courait vers la chambre. Il m'a murmuré. - J'aime ta silhouette dans le noir, tu sais.

On était des enfants qui jouaient aux jeux interdits. Je n'y pensais plus. Je crois qu'on ne pensait pas. La lumière de la cour s'allumait de temps à autre. Autour était silence, à part nous. On ouvre les fenêtres pour une bouffée d'air. Je touchais ses cheveux trempés. On était ensemble à ce moment là. Comme quand on retient nos souffles pour figer un peu le temps. On se glissait par terre. La moquette. S'enrouler. Les draps défaits. Des lèvres. Les siennes. Il cherchait mes mains. Nos mains. Je les serrais. Ses bras son corps. Cette tension qui ne s'en va pas. Implose. Exploser.

Il a tendu le bras, je me suis glissée tout près. Ma tête sur son torse. J'aimais le sien. Il s'y dégageait de la force, l'illusion d'être en sécurité. L'éphémère. On s'est endormis. Les dernières gouttes de sueurs coulaient lentement sur nos peaux. Inlassablement. Il me réveillait. Des baisers. Pourquoi est-ce que je fonds toujours pour le premier qui m'accorde un semblant de tendresse? On se regardait si fixement. Ce noir là, à nous seuls. Même si demain. Mes ongles sur sa peau ses frissons. On riait murmurait se taisait respirait. Sourires sourds de secrets. Il avait cette chose dans ses yeux. Quelque chose d'innocent, d'intense. Peut-être le désir peut-être la fascination insensée. J'avais l'impression d'être celle qui. Nos corps s'arrachaient à la nuit. On brûlait dans nos souffles. Je suis tombée dans son piège. Ou le mien.

Il rentre à Paris dans une semaine. Avec elle, à qui il devrait être. Peut-être sans, je ne le sais. Mais surtout sans moi.


Before sunrise

Oh et puis...

Ce soir Jonathan est passé chez moi. C'est parce que ce matin je l'ai croisé (alors je lui ai dit "Tu peux passer chez moi pour récupérer les sites, si tu veux"). Il était avec une de ses copines et elle avait ce petit sourire du genre "ah est-ce qu'elle va l'embrasser sur la bouche ou juste lui faire la bise ou rien du tout?". C'est qu'on s'est fait plein de bisous à une soirée un peu arrosée, avant ça on a dansé comme des dingues sur la piste et j'ai même renversé du Malibu sur une fille. A 3 du matin je crois, on partait, il m'a pris la main et me disait "Tu veux qu'on aille chez moi? On peut, je sais pas moi, parler un peu". Je riais, oui, parler mais oui parler. Alors j'ai traversé le terrain avec lui et on a parlé un peu, entre 2 bisous et 3 bisous. Il m'a dit que j'étais jolie. Ces garçons je vous jure.

Jonathan a de jolis yeux qui rient. Mais la deuxième fois qu'on s'est vus (c'est-à-dire après l'autre soirée), on s'est dit bonjour en se faisant des signes de la main et je lui ai fait la bise en partant.

Non en fait je ne fais que raconter les choses dans n'importe quel ordre, la prochaine fois je raconterai tout correctement.

Vous avez remarqué que, une fois qu'on se met à écrire, on se met à vouloir être lu, pour de vrai? De voir qu'il y a des gens qui passent, qui laissent un sourire ou un soupir cela dépendra de l'humeur, mais de voir qu'il y en a. C'est quand même étrange. Enfin, étrange n'est pas le mot. Le bon mot me viendra peut-être plus tard.



Mon joueb est tout vilain mais j'ai encore trop la flemme de le rendre beau.
Peut-être qu'un jour.




.
.
.



Ryne :) C'est la photo, de Londres. Je n'ai pas pu m'en empêcher, bouh.

.
.
.
Edito dans la matinée: Cette nuit j'ai rêvé qu'on se rencontrait, tous. Les gens de joueb quoi. Mais le plus bizarre c'est que je savais pas du tout qui était qui. Ah si, juste Dine (parce que c'était chez elle le rendez-vous) qui sort avec un gars super grand et elle avait une entorse. Ne me demandez pas pourquoi hein. Mes rêves sont bizarres des fois huhu.

Il y a des nuits où le temps se suspend, à nous



Mais Tom. Tom il me plaisait. Il me plaisait dès que je l'ai vu s'installer en face de nous et pourtant je ne suis pas restée. Je suis stupidement conne et je le sais. Tom il avait un regard qui tue. Il faisait semblant de regarder ailleurs mais je savais qu'il me regardait, moi. Il avait ce quelque chose qui m'attire qui m'intrigue qui me hante. Il avait ce truc en plus. Et je ne suis pas restée. Ils se sont échangés la place avec son pote et je savais presque pourquoi, Tom s'est retrouvé en face de moi.

Mais Tom. Il m'a fait un bisou sur la joue pour me dire au revoir. Je lui ai dit qu'il me plaisait, il m'a dit "pourquoi ne pas demander à ta copine de rester?" mais je ne pouvais pas la laisser partir seule. Merde mais le monde la vie est injuste. Son parfum me plaisait. Son sourire me plaisait. Son accent me plaisait. Pourquoi à chaque fois que quelqu'un me plait, il faut toujours un obstacle? Il bosse en Ecosse et ne vient pas souvent à Manchester. Je lui ai dit "alors, bonne nuit, je ne pense pas qu'on se reverra".

J'en mourrais d'envie, de revenir à ce bar et de l'embrasser fougueusement. Tom, il me plaisait. Et je ne suis pas restée. Je ne sais même plus pourquoi.